Lundi 10 mai 2010 1 10 /05 /Mai /2010 22:44

 

 

 

 

Pourquoi je suis trop naïf ? Pourquoi je suis en colère ? Pourquoi je prends sur moi ? Pourquoi je suis perdu ? Pourquoi je suis trop sensible ? Pourquoi je fume trop ? Pourquoi Je prends des anxios ? Pourquoi Je ne pleure plus ? Pourquoi je n’y arrive plus ? Pourquoi J’ai peur ? De moi ? De l’autre ? Pourquoi je suis méfiant ? Pourquoi je suis passionné ? Pourquoi je suis insatisfait ? Pourquoi j’ai peur ? De qui ? De quoi ? Pourquoi je ne me méfie pas assez des fois ? Pourquoi je n’aime pas les gens ? Pourquoi je ne suis pas violent ? Pour quoi le suis-je quand j’ai bu ? Pourquoi j’ai la rage ? Pourquoi je suis seul ? Pourquoi je suis droit ? Pourquoi je n’ai pas trouvé l’âme sœur ? Pourquoi je m’acharne à le trouver dans des personnes sans mérite ? Pourquoi Ai je foiré avec celles qui m’aimait ? Pourquoi celles que j’aime ne me voient pas ? Pourquoi Je ne pose pas de limites ? Pourquoi J’ai pitié des gens ? Pourquoi je laisse des chances ? Pourquoi on ne voit pas ce que je veux en moi ? Pourquoi tu me prends de haut ? Pourquoi tu me cherches ? Pourquoi moi et pas un autre ? Pourquoi t’es pas franc ? Pourquoi t’as pas de couilles ? Pourquoi t’es con ? Pourquoi tu me mets sur la touche ? Pourquoi tu juges ? Pourquoi tu n’assumes pas ? Pourquoi tu nies ? Pourquoi tu fais chier le monde ? Pourquoi je te hais tant ? Pourquoi Je t’en fous pas une ? Pourquoi j’ai de la bonté ? Pourquoi t’as abusé ? Pourquoi tu balayes pas devant ta porte ? Pourquoi je suis parano ? Pourquoi je me sens seul ? Pourquoi je suis lâche ? Pourquoi je ne m’énerve pas ? Pour je ne me lâche pas ? Pourquoi je te regarde mal ? Pourquoi tu ris ? Pourquoi t'es une merde ? Pourquoi tu joues les psy ? Pourquoi t’en a le droit ? Pourquoi tu te donnes des grands airs ? Pourquoi tu sors des mots de ton dernier bouquin ? Pourquoi je suis ta bête de foire ? Pourquoi tu te planques derrière un masque ? Pourquoi tu n’avoues pas ? Pourquoi tu te la pètes ? Pourquoi tu me fais gamberger ? Pourquoi tu veux me changer ? Pourquoi elle ne voit rien ? Pourquoi elle me dit non ? Pourquoi elle ne voit pas mon amour ? Pourquoi je sens que c’est injuste ? Pourquoi elle se méfie ? Pourquoi elle a peur ? Pourquoi elle ne dit rien ? Pourquoi elle ne m’embrasse pas ? Pourquoi j’ai envie mais je ne le fais pas ? Pourquoi on est si peureux ? Pourquoi je ne m’amuse pas ? Pourquoi on ne comprend pas ? Pourquoi je réfléchis trop ?


J’en peux plus de réfléchir, je veux me battre.

Par Alceste
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 19 avril 2010 1 19 /04 /Avr /2010 20:34

 

 
 

 

 Aujourd'hui tu n’as gout à rien. Comme tous les matins, tu mets une demi heure à te sortir du lit car tu as encore picolé comme un trou hier soir. Tu déjeunes, fumes ta première clope avec le café, t’habilles avec ce que tu sens, ou ce qui te viens, fais une toilette acceptable, pour finalement partir bosser. Dans la rue tu n’adresses pas la parole aux gens, bien au contraire tu râles de leur inefficacité à te faire avancer plus vite, ou tu te lances des réflexions tranchantes sur le physique de ceux que tu croises.

Toute la jour née tu marches à deux de tension avec un enthousiasme similaire à un condamné à mort. Rien ne t’impressionne, rien ne t’effraie. Tu en es même à t’amuser du clodo romano mort de faim qui se poste sur ton chemin, tu envoies ensuite chier ces « emmerdeurs » qui veulent te faire raquer cinq euros de cartes postales au profit de bonnes œuvres et aux plus values bien aisées. Les couples qui se bécotent au détours d’une rue te font gerber tellement qu’ils te rappellent que tu es seul, seul dans ta tête, seul sur Terre, livré à toi même sans personne pour te comprendre ou pour te donner un rayon de soleil dans cet hiver Post industriel aux allures de cauchemar.

« C’est grave docteur ? » te demandant Avec un air cynique.  Tu te rends compte à ce moment là que tu as perdu la foi. Je ne parle pas de foi divine car il se peut que Dieu soit mort comme l’avait prédit Nietzsche.  Je parle de foi en l’Humanité, de foi en l’amour, de foi au Bonheur, en la justice, l’amitié, la fraternité, la solidarité et toutes ces choses qui caractérisaient l’être humaine comme un être supérieurement avancé.

Dieu est mort, c’est un fait, et l’Humanité amère et hagarde qui portait son cercueil est en train de mourir à son tour, comme les N°1 soviétiques dans les années 80.

 

Il y a trois types de comportements que l’on peut attribuer au mal être des sociétés modernes. Tout d’abord, le positivisme acharné ou syndrome des Bisounours. Sorte de politique de l’autruche mélangée à une cure de prozac qui fait dire à au patient « la vie est belle, tout le monde est beau et gentil, le Monde est merveilleux, je vais bien , je vais bien Youpi Tralala ! » au point que ça peut devenir chiant et peu crédible. Ensuite, tu as la dépression, un classique. Larmes en série, léthargie constante, entretien de ton mal être, pétage de plombs, urination sur les fauteuils, tentatives de suicide. Souvent ce comportement peut mener au premier (la pharmacie fait des miracles de nos jours, elle serait capable de transformer la Veuve noire en hippie délurée avec une simple pilule), bref la fuite est facile. Et enfin tu as le cynisme. C’est un peu un mélange des deux, une alternative aux courants majoritaires, une sorte de Plan C de survie en société.

Le cynisme c’est le problème de ne pas penser de manière correcte et morale selon les dires de ma copine La Rousse et de mon pote Bebert. En fait tu te fous de ça, tu n’es ni l’un ni l’autre après tout. Tu ries de choses ignobles, au point que quand tu veux faire de l’humour, les gens sont toujours choqués. (Le comble du cynisme serait de tenir le garrot d’un héroïnomane parfaitement inconnu le temps qu’il prenne sa dose, pour vous donner un exemple). Tu lances toujours un regard blaze ou un sourire narquois de déjà vu en fonction des situations, des réflexions et des suggestions douteuses. Un gilet par balle contre les émotions et les désastres de notre monde.  Et oui plus rien ne t’étonne, plus rien ne te fait vibrer, même les films pornos sont devenus pour toi des films comiques sans intérêt. L’Amour est pour toi un téléphone que tu as débranché de peur qu’il sonne trop souvent. Tu es dans une sale merde, te disant d’un air calme, un verre de whisky dans la main gauche, une clope dans la main droite. Le Monde que l’on t’a inculquer étant enfant avec les dessins animés pourris que tes parents t’on fait voir pour te faire arrêter de chialer ne semble pas vraiment à la hauteur de tes espérances. Les studios Disney devraient être poursuivis pour publicité mensongère. On nous aurait donc menti ?

Ne reste qu’une seule chose : l’espoir. Il nous maintient en vie et nous promet des jours meilleurs, il serait temps peut être de recommencer à espérer. Espérer en l’Humanité et en soi-même, contribuer à celui-ci, à sa manière, à son image. Mais toujours dans la même logique d’avancement et de combat, ne serait-ce que pour soi d’abord, condition essentielle du bien-être, bien-être et positivisme qui se répandra ensuite auprès d’autrui. L’Espoir c’est un peu comme une pandémie, si l’on s’y prend bien, pourtant elle n’apparaît dans aucun journal télévisé, préférant le peur et le chaos qui se vendent mieux. L’Espoir n’est peut être pas un remède miracle, mais il contribue à rendre le monde meilleur par sa vision.

Par Alceste
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 19 avril 2010 1 19 /04 /Avr /2010 08:20

`


 

 

Aujourd’hui Alceste se repose. Il retrouve l’appétit, le sommeil et le teint frais, chose qu’il ne lui était pas arrivé depuis un temps   meilleur. Les semaines de révisions lui ont permis de retourner dans ne nid douillet parental : il redécouvre les repas copieux, le sommeil réparateur, le linge propre et rangé, les bisous maternels. Il en avait oublié le gout, et se rend compte que ces petits détails de la vie pouvaient profondément allonger l’espérance de vie. C’est peut être ça le secret d’une longue vie après tout. On se demande pourquoi les japonais d’Okinawa vivent jusqu’à 110 ans tout en allant tous les matins planter des choux dans leur potager. C’est peut être parce qu’ils ne renient pas d’ou ils viennent, qu’ils ne coupent les ponts avec ce qui les ont crées en tant qu’être humain.

Alceste a longtemps renié ce qui avait fait de lui ce qu’il est, mais alors qu’il y a quelques années sa campagne pourri sans gens civilisés à 30 kilomètres à la ronde lui était insupportable, il la trouve aujourd’hui plutôt reposante. Il se demande si il doit mettre ça du côté de la sagesse ou du dégoût de la vie qu’il mène dans la « civilisation ».

Alceste peut enfin réfléchir seul et faire le point sur sa vie. Le fait de faire une pause lui remet peu à peu les idées en place et il se rend compte qu’il préfère la solitude au milieu de ses feuilles de cours sur la terrasse du jardin plutôt que la vie soit disant insouciante de l’étudiant débauché. En fait Alceste porte bien son nom, il n’aime pas les gens.

Il vous hais sachez le. Il hais votre manque d’originalité et votre désir s’élever par l’artifice, il sait très bien qui l’originalité dont vous ferez soit disant preuve sera adopté par une autre personne au même moment, que ce soit à l’autre bout du monde ou chez votre voisin de pallier. Il hais vos photos de profil retouchées sur Facebook qui lui font plus penser à un Big Mac en photo plutôt qu’à votre véritable identité. Facebook est la plus grande imposture que l’homme moderne ait inventé, pouvoir se recréer une identité factice et gommer toutes ses faiblesses d’un simple clic, il fallait l’inventer tout de même. C’est une sorte de VRP numérique qui tente de vous vendre aux yeux des autres comme l’homme ou la femme parfaite, qui rencontre d’autre gens parfaits, et qui entretiennent des relations parfaites car non teintée de larmes et autres actions spontanées susceptible de déplaire et que nous aurions dans la vie réelle.

Alceste hais votre quête à être parfait, à vous acheter des chemises Versace, des lunettes Gucci, Des sacs à main Vuitton, des Gemey Maybeline effets faux cils, des Email Diamant, des cigarettes Malboro pour le côté classe et rebelle. Il hais votre propension à rejeter les gens différents de vous, simplement parce que vos relations sociales doivent être aussi parfaites : le berger tue les brebis galeuses, vous, vous tuez les gens qui vous maintiennent sur Terre et vous empêche d’atteindre l’Olympe de la perfection. Alceste hais votre cruauté, votre hypocrisie, votre médisance, votre intolérance, votre conformisme, votre ignorance, votre indifférence, votre vanité, votre ambition, votre fourberie, votre opportunisme et votre bonheur aussi factice que votre profil à Face de bouc. Alceste vous hais, car en vous haïssant, il en oublie de se haïr, car il est malade de devoir être comme vous pour être accepté. Il ne veut plus être accepté de vous, il préfère retourner à son havre de paix au milieu de collines vallonnées pour songer à un avenir meilleur .Il veut vous emmerder et ceux jusqu’à que vous redescendiez de votre Snobfog pour enfin prendre conscience de la réalité du monde qui vous entoure, et accepter la faiblesse et la différence.

Par Alceste
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /Mars /2010 23:03

 


  Mieux vaut ne t-il pas avoir droit à l'erreur ? Cette question apparemment simple au premier abord, à un jour sonné à la porte blindée de mon esprit plein de fierté et d'exigences saligotes. C'est en commettant une énième bêtise dans ma vie de jeune homme maladroit que j'ai fini par réfléchir à ce qu'est une erreur et pourquoi donc la Société avec un grand S ne nous permettait pas d'y être confrontée un jour. Quand je dis erreur, je ne parle pas d'un mauvaise réponse à un jeu télévisé bas de gamme d'un chaîne privée quelconque ou d'une mauvaise formule appliqué à une devoir mathématique à nous tordre l'esprit à défaut de se le tordre pour de vrais problèmes. Non. Quand je dis erreur, j'incorpore dans ce terme toutes les choses que nous regrettons dans notre vie misérable, nos mauvais choix, nos mauvaises décisions, nos attitudes lâches et honteuses, toutes ces erreurs de parcours qui font que nous espérons, à chaque découverte scientifique vue à la télé, qu'elle concerne une hypothétique possibilité de voyager dans le passé (qui nous prend davantage la tête que notre avenir en passant). Bon, après s'être souvenu de tous ces épisodes malsains de notre existence, je tiens quand même à rassurer les paniques latentes de certains d'entre vous. Nous faisons tous des erreurs. Et il serait d'ailleurs incongru de s'en excuser. Une fois je me suis excusé envers une ex de toutes les erreurs commises de ma part durant notre relation passée. Son incompréhension et  son indifférence envers l'aveu de mon incapacité à la rendre heureuse et épanouie m'a fait comprendre qu'il était inutile de s'excuser pour de telles choses si ce n'est commettre une erreur de plus comble du comble, le temps avait fait son travail.  Je pense de plus que tous ces mauvais choix que nous avons fait dans la vie ne sont que chose futiles. Car une fois mort, et bien, on a plus vraiment l'esprit, ni les moyens de se morfondre pour des actes si anodins par rapport à notre situation six pieds sous terre qui là est, au fond, la seule chose dramatique qui nous est arrivée dans notre existence. Alors mieux vaut passer la vie qui nous reste à dédramatiser et à aller de l'avant, le tout en ayant seulement retenu la morale de nos chères erreurs qui est la seule chose importante dans tout ça. Et puis, les erreurs, quoiqu'on dise, ça sert. J'invite de ce fait celui qui n'en a jamais fait, s'il existe, à se manifester au plus vite afin que je lui dise en personne ce que je pense de sa success-story de tous les jours : Cher ami, tu es un idiot. Ton succès omniprésent t'as sûrement fait connaître des choses comme l'ambition, l'orgueil, la cécité envers ton voisin, ou encore l'incompréhension du monde qui t'entoure qui te permet de survivre allègrement grâce à une politique de l'autruche bien rodée. Mais il ne t'a pas fait connaître l'échec, la remise en question, l'adversité, le défi, le dépassement de soi, le combat... Toutes ces choses qui font que devenons de jour en jour des être respectables, avertis et parés aux emmerdes constante d'une vie en plein mouvement. Car oui, il est peut-être ingrat de le dire dans une société qui interdit l'échec mais qui contribue quand même à en créer ; l'erreur fait de nous des hommes. Elle nous apprend à combattre dans cette vie qui est tout sauf une promenade au pays des Merveilles. Elle nous enseigne justement ce qu'est la vie, ses malheurs mais aussi ses joies, car une fois l'échec passé, la victoire gagnée ardemment par la suite est d'autant plus belle. Elle nous ouvre à plusieurs mondes, plusieurs milieux qui sont plus ou moins fait pour nous mais qui nous permettent de nous trouver, de savoir qui nous sommes, ce que nous voulons dans la vie, nos désirs, nos peurs, nos objectifs et nos valeurs. L'erreur amène donc l'expérience, la connaissance de soi et du monde qui nous entoure, et il est glorifiant selon moi d'en avoir fait des milliers. Cela devrait même être conseillé, car ce ne sont que par les coups durs et les lendemains amers que nous apprenons à nous relever et à nous connaitre. Toutefois, cher ami, même si je te maudis de n'avoir rien commis de regrettable, je ne te souhaite pas un jour être confronté à une erreur. En effet, mon espoir de te voir heureux me fait dire que ton inexpérience de la vie telle qu'elle est vraiment te détruira psychologiquement au moindre obstacle. J'aurais tellement de pitié à te voir à terre, incapable de te relever et d'apprendre de la moindre merde qui te tombe dessus, que peut être, dans ma bonté naturelle à la limite du handicap, je t'aiderais. Et qu'à ce moment là, peut être que tu me diras merci ou bien "t'es bien con", qu'importe, je sais que tu comprendras un jour par ce geste désintéressé que les erreurs commises par ma méprisable personne m'ont peut être appris à comprendre ceux qui se plantaient et à les aimer. Car l'Homme devient bon et respectable en commettant d'abord des erreurs, banales ou pas, et en songeant pour ne pas les refaire. J'ai donc espoir en toi cher ami.

 

Par Alceste
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 20 février 2010 6 20 /02 /Fév /2010 21:02


Dans la
nuit qui m'environne,
Dans les ténèbres qui m'enserrent,
Je loue les Dieux qui me donnent
Une âme, à la fois noble et fière.

Prisonnier de ma situation,
Je ne veux pas me rebeller.
Meurtri par les tribulations,
Je suis debout bien que blessé.

En ce lieu d'opprobres et de pleurs,
Je ne vois qu'horreur et ombres
Les années s'annoncent sombres
Mais je ne connaîtrai pas la peur.

Aussi étroit soit le chemin,
Bien qu'on m'accuse et qu'on me blâme
Je suis le maître de mon destin,
Le capitaine de mon âme.

William Ernest Henley
Par Alceste
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Pensées d'un atrabilaire

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Blogs rencontrés

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus